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dimanche 14 mai 2017

Algérie - Grèce : Redynamisation des relations


Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a affirmé la «disponibilité» du parlement algérien à soutenir le processus de redynamisation des relations algéro-grecques.

Lors d’une audience accordée au ministre grec des Affaires étrangères, Nikolaos Kotzias, au siège de la chambre haute du Parlement, en présence du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, M. Bensalah a relevé «la disponibilité du parlement algérien à soutenir le processus de redynamisation des relations bilatérales initié par les gouvernements des deux pays, notamment à travers la mise en place d’un forum des hommes d’affaires. Après avoir mis en avant les «relations historiques» entre l’Algérie et la Grèce, M. Nikolaos Kotzias a salué «les reformes et les réalisations accomplies par l’Algérie, notamment en matière de renforcement de la démocratie, sous la direction du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika». Des réalisations «incomparables par rapport au monde arabo-islamique», a-t-il relevé. La rencontre a également permis de passer en revue «les voies et moyens de hisser les relations bilatérales à des niveaux supérieurs et leur élargissement aux domaines de la culture, de la formation et de la recherche scientifique».

Convergence de vues sur le rejet de l’ingérence étrangère 

M. Nikolaos Kotzias a mis en avant la convergence de vues entre son pays et l’Algérie concernant la situation dans le monde, réitérant le rejet de la Grèce, à l’instar de l’Algérie, «de toute ingérence étrangère dans les affaires des pays de la région». Dans une conférence de presse, le ministre grec a indiqué avoir évoqué, au cours de son entretien avec le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, la situation prévalent dans le monde, particulièrement dans la région de la Méditerranée, réitérant le «rejet» de son pays, à l’instar de l’Algérie, de «toute ingérence étrangère dans les affaires des pays de la région». 
Après avoir salué les relations «historiques» unissant son pays avec le «plus grand pays d’Afrique», le chef de la diplomatie grecque a relevé que ces relations se «renforceront», à la faveur de la visite du Premier ministre grec en Algérie, avant la fin de 2017, et la tenue du Forum algéro-grec des hommes d’affaires. Pour sa part, M. Lamamra a indiqué que la Grèce, qui entretient «des relations d’amitié et de fraternité» avec l’Algérie, s’intéresse aux questions d’intérêt commun», notamment la question palestinienne et la situation en Irak et en Syrie. 
Il a rappelé, dans ce contexte, que la visite du président grec en Algérie a permis «de mettre en avant la convergence de vues» entre les deux pays concernant la coopération bilatérale et la vision des deux pays au sujet «des questions d’actualité concernant la région de la Méditerranée et au Moyen-Orient». 
Le chef de la diplomatie algérienne a réitéré l’importance de «consentir davantage d’efforts, pour la tenue de la commission mixte de coopération entre les deux pays avant la fin de l’année, ainsi que le forum des hommes d’affaires, en vue de renforcer l’investissement grec en Algérie et d’augmenter le niveau des échanges commerciaux». «La visite du Premier ministre grec contribuera à relancer les relations bilatérales», a ajouté M. Lamamra, relevant que la coopération entre les deux pays était «positive, notamment dans le domaine de l’énergie, en témoigne la présence d’un nombre important de sociétés grecques chez nous». 
M. Lamamra a souligné que la coopération en matière énergétique était très importante, eu égard à sa dimension stratégique quant aux relations entre l’Algérie et l’Europe, estimant que le témoignage du ministre grec, au même titre que les déclarations des responsables italiens, «montre que l’Algérie est un partenaire digne de confiance». «Le rôle de l’Algérie dans l’approvisionnement de l’Europe en énergie durant des décennies prouve qu’elle partage avec l’Europe la même volonté en faveur de la stabilité et de la prospérité de la région», a-t-il dit. «L’Algérie est en droit d’obtenir davantage d’investissements des pays et sociétés européennes» qui sont invités à s’inscrire dans la vision stratégique qui considère que «la stabilité de l’Algérie favorise la stabilité et la sécurité de l’Europe», a ajouté le ministre.

Source de l'article ElMoudjahid

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