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mercredi 13 décembre 2017

La conférence de l’UpM souligne le rôle majeur de l’économie bleue dans le développement durable, la création d’emplois et les investissements

Blue Economy

La conférence UpM des acteurs régionaux de l’économie bleue a débuté aujourd’hui à Naples en Italie, réunissant plus de 400 parties prenantes clés en provenance de toute la région, qui agissent sur les problématiques marines et maritimes, telles que des représentants de gouvernements, des autorités régionales et locales, des organisations internationales, des universités, du secteur privé et de la société civile.

L’objectif de cet événement organisé sur deux jours est de consolider une communauté méditerranéenne de l’économie bleue en travaillant sur des solutions de développement durable pour la région, ainsi que sur la création de partenariats et initiatives pour bénéficier pleinement du potentiel de la croissance bleue. La conférence sera organisée autour de 12 ateliers thématiques portant sur l’ensemble des secteurs que comprend l’économie bleue, à savoir les « emplois bleus » et la formation, la recherche et l’innovation, l’entrepreneuriat bleu, la coopération avec la garde côtière, les zones marines protégées, l’énergie offshore, le tourisme côtier et maritime, la pêche et l’aquaculture.

Cette conférence comptera notamment sur la participation du commissaire européen chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche Karmenu Vella, du Secrétaire général de l’UpM Fathallah Sijilmassi, ainsi que du ministre plénipotentiaire italien et coordinateur pour les affaires multilatérales euro-méditerranéennes Enrico Granara.

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Pour un vrai partenariat entre les deux rives méditerranéennes

MEDITERRANEAN SEA MOROCCO

Trois raisons essentielles confirment aujourd'hui plus que jamais la nécessité de se mobiliser fortement en faveur d'un véritable partenariat entre les deux rives de la Méditerranée.

En premier lieu, il n'a jamais été aussi clair que les défis auxquels fait face la région euro-méditerranéenne nécessitent une réponse collective et concertée. Des menaces sécuritaires aux enjeux du vivre ensemble en passant par les défis socio-économiques, tout démontre aujourd'hui qu'il n'y a pas de réponses uniquement nationales ni confinées dans des périmètres géographiques limités. 

Dans un moment où les tentations du repli sur soi et des affirmations identitaires sont de plus en plus exacerbées, il est plus que jamais nécessaire de dire haut et fort que c'est ensemble que nous réussirons. Ou que nous échouerons tous.

C'est tout le sens de la feuille de route pour l'Union pour la Méditerranée (UpM) adoptée en janvier 2017 à Barcelone par les ministres des Affaires étrangères des 43 pays membres. C'est dans cet esprit que s'inscrit également le récent Sommet entre l'Union africaine et l'Union européenne (UA-UE) d'Abidjan. L'UE est elle-même dans une dynamique de consolidation face à la nécessité d'agir collectivement en réponse aux différents défis.

La stabilité et la sécurité de l'Europe, de la Méditerranée et de l'Afrique sont bien évidemment intimement liées.

En deuxième lieu, limiter le sud de la Méditerranée à la seule gestion de "l'agenda négatif" auquel il faut bien sûr faire face avec détermination et fermeté (terrorisme, enjeu migratoire, phénomènes de radicalisation...) serait une grande injustice faite à des millions de Méditerranéens qui s'inscrivent dans l'ouverture et la modernité et dont les réalisations au quotidien sont remarquables. Ces femmes et ces hommes, au sud et au nord de la Méditerranée, représentent le meilleur atout de la région et sont les meilleurs ambassadeurs des valeurs partagées que nous voulons défendre et promouvoir. Ils doivent être au centre de notre attention et de notre action. 

En troisième lieu, nous devons renforcer l'engagement politique collectif au profit des actions concrètes. 

Aujourd'hui, la Méditerranée n'a besoin ni d'une vision romantique sur le passé glorieux de la Mare Nostrum, ni d'un discours défaitiste et anxiogène sur l'état de la région, ni encore de théories permanentes sur l'éternelle nécessité de refondation du partenariat. 

Les institutions existent. Il faut les utiliser davantage. Les financements existent. Il faut en assurer la pleine efficacité au profit d'actions qui renforcent les liens entre les populations et qui apportent des réponses tangibles à leurs attentes.

C'est sur la base de ces trois observations que l'Union pour la Méditerranée travaille en privilégiant l'action sur le terrain aux effets d'annonces médiatiques.

Sous l'impulsion de ses deux co-présidences, l'Union européenne et la Jordanie, et avec l'action de son Secrétariat général, les activités de l'UpM ont permis ces dernières années, dans un contexte complexe, d'atteindre toutefois aujourd'hui trois objectifs stratégiques majeurs:
  • Être une plateforme de dialogue politique régional ;
  • Rassembler autour des gouvernements les acteurs de la coopération régionale (organisations internationales, ONGs, secteur privé, autorités locales etc.) ;
  • Promouvoir des projets régionaux concrets au bénéfice des populations.
L'UpM incarne aujourd'hui la volonté de disposer d'un cadre de travail pour renforcer la coopération régionale en Méditerranée. Ce cadre traite nécessairement de l'ensemble des défis graves, sérieux et malheureusement croissants dans notre région. Mais il permet de le faire avec une vision globale et équilibrée qui prend toute la mesure de l'existence d'un champ important d'opportunités et qui traite des racines profondes des maux actuels que sont les défis de l'emploi des jeunes, l'éducation, la santé et la justice.

Des projets concrets pour la jeunesse - Université euro-méditerranéenne de Fès, initiative Med4jobs pour la création d'emploi, projet WOMED de Sciences Po pour le leadership féminin, pour n'en citer que quelques-uns - aux programmes structurants pour le développement durable dans les domaines de l'eau, l'environnement, l'économie bleue, le transport, le développement urbain, l'énergie et le changement climatique, les champs d'opportunités sont réels et nombreux.

Oser un agenda positif pour la Méditerranée est aujourd'hui impératif, et il faut le faire avec force et conviction.

Par Fathallah Sijilmassi (Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée) - Source de l'article Huffpostmaghreb

Méditerranée du futur - Acte 1 : Un engagement commun pour les accords sur le climat

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La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a organisé le 21 novembre 2017 à la Villa Méditerranée, à Marseille, la première édition d'un événement annuel d’envergure internationale sur le thème "Méditerranée du futur". 

Cette première édition intitulée "Acte 1 : Un engagement commun pour les accords sur le climat" a réunion plus de 400 participants : ministres et responsables d'autorités locales, experts et chercheurs, représentants de la société civile et des organisations non-gouvernementales.

Elen Lemaitre-Curri, directrice du Plan Bleu, est intervenue sur le thème de l'économie bleue lors de l'Atelier 2 "Changement climatique et opportunités économiques vertes et bleues". 
Les intervenants de l’atelier ont présenté un panorama non-exhaustif des enjeux économiques liés au changement climatique, ont partagé leur analyse sur les barrières rencontrées, et ont proposé des leviers d’action pour faire de la Méditerranée un laboratoire d’action pour le climat, qu’il s’agisse d’évolutions réglementaires, de renforcement des capacités, de dispositifs de soutien au transfert de technologies ou encore de sensibilisation.


En savoir plus sur l'événement : 

Source de l'article Le Plan Bleu

Alors que le Moyen-Orient se fracture à nouveau, il est urgent de relancer un projet méditerranéen

KATIE_MAY_BOYLE VIA GETTY IMAGES -
Vue sur le Maroc depuis Gibraltar.
Je suis conscient des critiques faites aux dernières initiatives, que ce soient le "processus de Barcelone" ou "L'Union pour la Méditerranée". Il faut un nouvel élan.

"La Méditerranée où l'intelligence, sœur de la dure lumière, garde le secret." C'est ainsi que le grand écrivain franco-algérien Albert Camus définissait la Méditerranée dans son livre "L'homme révolté". 

Dans cette Méditerranée de l'absurde, pour poursuivre avec la pensée camusienne, il nous faut de plus en plus d'institutions et surtout de la vision et de la volonté politique pour faire face aux multiples défis que cet espace frontière nous présente.

L'autre grand méditerranéen, Fernand Braudel, employait d'autres termes pour mettre en exergue la complexité et les contradictions de ce "Mare Nostrum". La Méditerranée est un carrefour ancien où de multiples civilisations se sont fusionnées, compliquant et enrichissant son histoire.

Si ces deux grands hommes de la pensée méditerranéenne nous ont décrit les enjeux de cette réalité hétéroclite, il est naturel que les hommes politiques aient essayé tout au long de notre histoire de bâtir un modus vivendi pour les populations qui ont vécu et qui vivent dans son pourtour.

L'urgence et la nécessité de relancer un projet méditerranéen

En réalité, cet espace a toujours été submergé dans des dialectiques existentielles. Mais cette tension entre l'unité et la diversité doit toujours être considérée comme une richesse.

Ainsi, il ne faut pas "découvrir" à nouveau la Méditerranée, il faut en revanche bâtir le nouveau projet sur ce qui existe déjà, et surtout mettre en valeur les acquis du passé.

Je suis très conscient des critiques faites aux dernières initiatives qui ont vu le jour, que ce soient le "processus de Barcelone" ou "L'Union pour la Méditerranée" (UpM). Il est vrai qu'il faut un nouvel élan politique sans lequel nous ne pourrons pas rebondir pour répondre au nouveau rendez-vous historique. Il faudrait être capable d'avoir une vision stratégique claire pour faire redémarrer la dynamique de coopération et de solidarité.

Dans cette perspective il n'y a pas d'autre possibilité que d'insister sur l'urgence et la nécessité de relancer un projet méditerranéen où la Méditerranée récupère la centralité de toute l'action stratégique.

Un rôle essentiel dans une "verticale" Afrique, Méditerranée, Europe

Dans ce sens il faut une nouvelle mise en scène où les principaux acteurs politiques déclarent et s'engagent pour un nouveau chapitre euro-méditerranéen.

La nouveauté de nos temps réclame une vision plus élargie du champ politique de la nouvelle stratégie européenne. Une "verticale" Afrique, Méditerranée, Europe semble la meilleure réponse à ses nouveaux enjeux.

Les pays les plus engagés et les plus sensibles à cette nouvelle demande devraient convoquer le plus rapidement possible un sommet où la France, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et le reste des représentants de l'Union européenne proclament cette nouvelle initiative.

Il faudrait la construire sur ce qui existe et en ce sens l'Union pour la Méditerranée a un rôle essentiel à jouer. C'est à cette instance que reviendrait la tâche d'organiser une réunion ministérielle de tous ces pays afin d'y expliquer la nouvelle démarche à mettre en place.

Ensuite il faudrait pouvoir développer un plan d'action qui pourrait se fonder sur certaines des actions déjà réalisées par l'organisation et qui sont en cours de développement.

On devrait poursuivre les acquis de l'UpM, sa capacité à fédérer les différents réseaux sociaux, les multiples acteurs qui réclament depuis la société civile plus d'engagement, que ce soient les ONGs, les femmes, les jeunes, le secteur privé, il faut les identifier et les mobiliser. Il faudrait de même encourager la réalisation de projets concrets. L'UpM a déjà réussi à labéliser plus de quarante-sept projets régionaux. Il faudrait les réaliser sur le terrain.

En définitive il faudrait un élan politique et une feuille de route bien définie qui soient compris et partagés par la société civile.

Dans toutes ces circonstances, le nouvel agenda euro-méditerranéen et africain devrait s'occuper et s'engager sur les grands défis de la région.

Mais nous ne pourrons pas faire démarrer un projet méditerranéen sans un engagement clair en faveur de la paix.

Un acteur de paix, de solidarité et de coopération

Une priorité reste incontournable: la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens. La décision du président Trump de transférer l'Ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem démontre la situation d'extrême fragilité due à une stagnation du processus diplomatique. L'Europe ne peut rester indifférente. Elle doit agir et l'UpM peut jouer un rôle d'accompagnement pour créer des conditions favorables pour le dialogue.

Mais en même temps, les Européens ne peuvent plus être absents d'une solution à la crise syrienne. Nous payons très cher les conséquences de cette déstabilisation au Proche-Orient. L'arrivée des réfugiés, les attentats terroristes sont la preuve de l'intérêt que l'Europe devrait porter à toute cette région. La paix et la sécurité vont ensemble, nous ne pouvons plus écarter l'une en faveur de l'autre.

Les mêmes arguments seraient valables pour les enjeux multiples qui se présentent en Afrique du Nord mais qui ont leurs racines dans la profondeur du continent africain.

La pauvreté, le sous-développement, les défis climatiques et de gouvernance sont les raisons profondes d'une émigration qui ne cessera de croître dans les prochaines décennies, sauf si nous prenons des mesures urgentes pour créer une nouvelle verticale de coopération et de solidarité entre l'Afrique, la Méditerranée et l'Europe. L'UpM pourrait travailler avec les autres instances régionales africaines, la CEDEAO et les différentes institutions subsahariennes, pour faire face aux défis multiples.

Un effort particulier doit être entrepris pour trouver l'accompagnement financier à tout plan d'action. Une institution financière "ad hoc" nouvelle et différente des traditionnelles banques régionales pourrait voir le jour.

Nous devons être capables de proposer la complémentarité des actions de la banque privée qui est déjà présente en Méditerranée et en Afrique avec une instance financière publique et régionale qui puisse mieux promouvoir les investissements et le soutien à la petite et à la moyenne entreprise, garantir les risques financiers et assurer le capital nécessaire pour le développement économique.

Éducation et "alliance des civilisations"

Finalement nous ne pourrons pas bâtir un nouvel axe de coopération et de solidarité sans la culture et l'éducation. Le "choc des civilisations" doit être remplacé par "l'Alliance des Civilisations" et nous devons tous travailler dans ce sens.

En Méditerranée, nous avons toujours tendance à la rêverie, à imaginer un futur meilleur. Je me souviens encore du lendemain vécu à Marseille après avoir obtenu pour Barcelone le siège du secrétariat de l'UpM. Nous avions des espoirs réels pour essayer de construire une région en paix et en prospérité. Jusqu'à présent nous n'avons pas réussi, mais cela ne veut pas dire que nous devons renoncer à notre objectif. Aujourd'hui, ce dessein est plus urgent que jamais.

Par Miguel Angel Moratinos (Ancien ministre espagnol des affaires étrangères) - Source de l'article Huffingtonpost

Agriculture urbaine : 50 acteurs mobilisés pour le Groupe de travail transnational MADRE

Urban Agriculture

Le second groupe de travail transnational sur l’innovation des producteurs du projet européen MADRE - Métropole et Agriculture Durable pour des Relations Équitables a eu lieu les 8 et 9 novembre 2017 à Marseille.

Organisé par ANIMA Investment Network, en partenariat avec l’AVITEM, l’événement a réuni des acteurs clés de la Métropole Aix-Marseille Provence et des 5 autres métropoles associées au projet MADRE.

Des conclusions sont ressorties dans le but de définir des solutions communes aux besoins et contraintes des métropoles méditerranéennes et de formuler des recommandations politiques pour le développement de l'agriculture urbaine et péri-urbaine.

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L’Algérie accueille la première formation pour la réalisation de documentaires

Media training

Le projet financé par l’UE OPEN Media Hub organise une formation pour la réalisation de documentaires destinée aux journalistes algériens du 3 au 7 décembre.

Cet atelier entre dans le cadre d’une série de trois formations et tuteurât à distance en Algérie.

L’objectif et résultat attendu seront la soumission de sujets à l’Appel (Call) au soutien à la production de l’OPEN Media Hub pour obtenir les moyens financiers permettant la production et la réalisation d’un documentaire.

La Formation est destinée à la Télévision algérienne qui met ses locaux du centre de formation et ses équipements à disposition. En tant que service public, la TV algérienne devrait accepter que la formation soit ouverte à des participants freelances ou du secteur privé.

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Projet connexe
Ce projet a pour but de créer un pôle médiatique virtuel (www.openmediahub.com) englobant les deux régions, sud et est, afin de contribuer au développement des médias indépendants et à une…

Conférence PANACeA sur le partage des connaissances : "Combler les lacunes de l'interface Science-Pratique-Politique pour la protection de la biodiversité"


Du 23 au 24 octobre 2017, une conférence a rassemblé à Barcelone les membres de PANACeA et des 9 projets modulaires de la communauté MED pour la protection de la biodiversité (ACT4LITTER, AMAre, CONFISH, ECOSUSTAIN, FishMPABlue2, MEDSEALITTER, MPA-ADAPT, POSBEMED, WETNET), ainsi que des acteurs de la région Méditerranéenne, impliqués dans la protection de la biodiversité. 

Le Plan Bleu, responsable de la coordination des composantes de "Renforcement de la communauté" et de "Capitalisation" du projet PANACeA, est l'une des six institutions organisatrices de l'événement.

L'événement a permis d'encourager un dialogue constructif et productif entre chercheurs, spécialistes et hauts fonctionnaires, ainsi que d'émettre une série de directives pour renforcer l'interface Science-Pratique-Politique, pour renforcer la gestion et la conservation de la biodiversité et des écosystèmes des aires protégées.

Le dialogue a été articulé autour de 3 questions transversales qui ont été spécifiquement identifiées comme pertinentes pour la communauté:
  1. Relever les défis de la protection de la biodiversité des aires protégées, axés sur le changement climatique et la pollution marine.
  2. Gestion durable des ressources, notamment la pêche.
  3. Suivi intégré des écosystèmes.
Le Plan Bleu a été notamment en charge de l'organisation et la coordination du groupe de travail formé autour de cette troisième question, portant sur le suivi intégré des écosystèmes, qui a été non seulement abordée au cours de l'événement mais qui sera également approfondie durant les trois ans de vie des projets.


Cet événement a été suivi le 25 octobre, par un atelier de Renforcement de la communauté restreint aux projets modulaires sur la protection de la biodiversité et aux partenaires de PANACeA afin de rassembler les conclusions tirées de la manifestation sur le partage des connaissances et dessiner la feuille de route des activités futures.


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Source de l'article Le Plan Bleu

Nominés annoncés pour l'édition historique du 10ème anniversaire des Mediterranean Journalist Awards


La Fondation Anna Lindh annonce les finalistes des Prix du Journaliste Méditerranéen 2017. Depuis sa création en 2006 par la Fondation et la Fédération internationale des journalistes pour le programme La Cérémonie internationale aura lieu le 6 décembre 2017 au Parlement Européen à Bruxelles. 

Les nominés pour la 10e édition des Prix méditerranéen du journalisme sont:

En ligne

Valeria Cardi: "The Smuggling Game", publié dans la Fondation Thomson Reuters. Des millions de personnes fuyant les conflits et la pauvreté jouent leur avenir et leurs économies avec des passeurs les étrangers qui jouent avec leur vie dans des poursuites dangereuses de chat et de souris avec les autorités frontalières connues sous le nom de « The Game». Les réseaux de contrebande exploitent les consommateurs à des milliers de kilomètres de distance les migrants en quête de liberté ou d'opportunités et leurs familles restées chez elles et en Occident, qui sont prêtes à payer pour s'assurer que leurs proches le fassent. La Fondation Thomson Reuters s'adresse aux migrants syriens, pakistanais et afghans, qui utilisent souvent plusieurs réseaux de contrebande pour faire le long voyage vers l'Europe. Nous avons demandé : Qui gagne et qui perd en nombre croissant risque tout pour atteindre la sécurité ?

Charlotte Boitiaux: "Mission Aquarius" publiée dans Info Migrants - France 24. Le web-documentaire "Mission Aquarius" suit un bateau humanitaire et son équipage de sauveteurs qui naviguent au large des côtes de la Libye pendant 10 jours dans le mois de Mai, 2017. Depuis plus d'un an, l'Aquarius - un ancien bateau de pêche - patrouille la Méditerranée pour venir en aide aux milliers de migrants qui, chaque jour, tentent la traversée périlleuse en Italie, divisée en quatre épisodes, le rapport vise à documenter à la fois le désastre humanitaire qui se déroule aux portes de l'Europe et les efforts des secouristes en première ligne de la crise, et la couverture des migrants désespérés échoués en mer et de la douzaine de membres d'équipage qui mettent leur vie quotidienne en attente dans le but de sauver la vie des autres.

Umberto Bacchi: "Le yogourt biologique remporte la libération des migrants de l'exploitation en Italie" publié dans la Fondation Thomson Reuters. L'article raconte l'histoire d'un groupe de migrants africains qui ont créé une entreprise de yaourts biologiques en Italie. Comme des milliers d'autres, Suleiman Diara et ses amis ont fui la pauvreté en Afrique en rêvant de meilleures opportunités à travers la Méditerranée. Mais la vie en Italie s'est avérée plus difficile que ce qu'ils avaient imaginé. Après plusieurs années de travail dans des conditions d'exploitation sur des fermes de fruits et légumes, une émeute les a forcés à repenser leur situation et à prendre le contrôle de leur propre avenir. Ils dirigent maintenant une petite entreprise sociale qui a été saluée par l'ONU comme un exemple de développement agricole durable. Il offre également des opportunités de travail aux Italiens atteints du syndrome d'Asperger. Leur histoire est celle de l'émancipation de l'exploitation, de l'esprit d'entreprise, de l'intégration et de la résilience - le mot qui a été traduit en langue bambara est devenu le nom de leur yogourt. 
L'événement de haut niveau rassemblera une délégation de journalistes du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Europe et des professionnels des médias et des partenaires ainsi que la Cérémonie des Prix du journalisme international avec des partenaires médiatiques internationaux et des représentants de la région Euro-Med.

La  photographie :

Darrin Zammit Lupi: « Sauvetage en Méditerranée », publié dans Reuters l' image plus large. Les œuvres nominées ont été tournées pendant le week-end de Pâques (14-16 avril) au cours d'une série de sauvetages de migrants en mer effectués par l'ONG Migrant Offshore Aid Station (MOAS) à quelques kilomètres de la côte libyenne, tandis que Darrin embarquait sur son navire "Phoenix" pendant cinq semaines. Près de 2 000 migrants ont été sauvés par MOAS au cours de ces trois jours. Malheureusement, il y avait aussi des décès, avec sept morts confirmés, bien que le chiffre réel est censé être plus élevé. Ils ont été publiés dans un article spécial sur le site multimédia de Reuters Wider Image le 19 avril.

Yannis Behrakis: "Un drame méditerranéen" publié dans Reuters. Suite à un accord entre la Turquie et l'UE en mars 2016, les itinéraires des migrants et des réfugiés ont changé. La grande majorité des migrants et des réfugiés qui essaient d'atteindre l'Europe viennent d'Afrique du Nord. Plus de 100 000 migrants et réfugiés sont arrivés en Italie cette année, faisant un voyage périlleux depuis la Libye, environ 3 000 sont morts en tentant le voyage. De nombreuses ONG mènent des missions de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale en essayant de sauver des vies. L'ONG espagnole Proactiva Open Arms est l'une des plus actives dans cette mission. Ils opèrent avec deux navires et ils ont sauvé des milliers de vies au cours des deux dernières années dans les mers méditerranéennes et égéennes.

Iason Athanasiadis: "Nostalgie du présent dans le centre-ville de la belle époque de Tunis" publié dans Political Critique. Un portrait psycho-géographique: Nostalgie du présent dans le centre-ville de la belle-époque de Tunis. Qui sont les vrais protagonistes de la ville: les habitants ou ses bâtiments? En photographiant cette histoire au cours d'une résidence de trois ans à Tunis, le photojournaliste a changé les humains pour le rôle traditionnel joué par les bâtiments en photographie, celui des toiles de fond. Il chercha des situations qui plongeaient dans l'âme d'une ville décédée, et illustra l'interaction et la coexistence constantes entre la modernité de Tunis, aujourd'hui décolorée, de l'époque coloniale, et l'architecture médiévale et indigène de sa Médina.

Presse

Annalisa Camilli: "Le bateau sans nom" publié dans XXI Internazionale. Près de sept cents migrants sont morts dans un tragique naufrage le 18 avril 2015, le plus meurtrier de la Méditerranée. Des migrants ont quitté la plage de Garabulli, un carrefour de la circulation à l'est de Tripoli, en Libye, sur un bateau en bois suremballé. Pendant la traversée , ils ont appelé les garde - côtes italien pour lui demander de l' aide, parce que le bateau était trop encombré et était en détresse. Seulement 28 personnes ont survécu tandis que des centaines ont coulé. Pendant six mois , les journalistes ont enquêté sur le naufrage de recherche les 28 survivants, qui vivent maintenant dans toute l'Europe et à travers leurs témoignages , ils recréent un compte chorale de l'événement tragique, faite par les témoins

Kübra Gümüşay: « Speechless: Quand la langue m'a fait perdre mes mots » publié dans le magazine Bref. L'essai "Der Rest war Schweigen / Speechless" de Kübra Gümüsay décrit la puissance du langage, des mots et de leurs limites - comment, parfois, la langue peut se transformer en prison. Elle utilise l'exemple des minorités marginalisées telles que les femmes musulmanes portant le hijab dont les voix sont rarement entendues, pour décrire l'impact du langage lorsqu'il est utilisé comme outil d' expliquer, faire soi - même «comprendre « par d' autres, des étrangers. Elle discute de l'impact sur la spiritualité et se demande: Qu'est-ce qui nous arrive quand nous sommes obligés d'exposer nos sentiments religieux les plus intimes? Gümüsays nouvelle quête est de trouver des mots pour les choses inexplicables de la vie.

Emmanuel Haddad: "Semeurs d'espoir" publié dans We Demain. Dans la corbeille à pain du Liban, un groupe d'agriculteurs syriens, libanais et français récolte des semences patrimoniales pour soutenir le développement de l'agriculture écologique au Moyen-Orient et soulager la faim des citoyens assiégés dans la Syrie voisine déchirée par la guerre. Grâce à cette initiative, les agriculteurs syriens sont capables de nourrir leur communauté, mais aussi de recouvrer leur autosuffisance de l'État syrien. Pendant ce temps, au Liban, Bouzourna Jouzourna aide les agriculteurs libanais à récupérer leurs semences patrimoniales et à soutenir le micro-jardinage dans les campements informels de réfugiés syriens qui ont germé dans les campements informels de réfugiés syriens qui ont germé dans le pays.

Radio & TV

Jaafar Abdul-Karim: "Le monde arabe a-t-il besoin d'une révolution des droits des femmes?" Diffusé à DW. L'épisode a été diffusé dans le cadre du programme "Shabab Talk" diffusé sur DW. "Shabab Talk", un talk-show politique ciblant les jeunes, offre un espace pour un dialogue ouvert et direct entre l'Allemagne et le monde arabe. Depuis 2015, le spectacle a fait le tour du monde arabe pour rendre compte des défis auxquels sont confrontées les jeunes générations dans les pays de la région MENA: Jordanie, Maroc, Egypte, Liban, Tunisie, Qatar, Soudan, Libye, Irak et Mauritanie. Cet épisode, diffusé dans le cadre du Global Media Forum, ouvre un débat sur la question de l'inégalité entre les sexes dans le monde arabe.

Benjamin Delille: « L'Europe vue du Détroit: les migrants reprennent la route de Gibraltar» diffusé dans RFI «L'Europe vue du détroit: le retour des migrants Ë Gibraltar». Est un documentaire radio longue de 20 min qui donne une image de un lieu qui connaît des flux migratoires depuis des décennies et qui a été remplacé au cœur de l'attention des médias internationaux cet été.Le nombre de migrants qui traversent le détroit de Gibraltar a considérablement augmenté cet été pour diverses raisons (danger croissant en Libye, mais malgré cela, il semble que la situation dans le sud de l'Espagne n'a pas changé: les migrants sont cachés sous la forme de touristes, gardés dans des centres ou laissés aux associations, sans aucun contact avec la vie locale. Ils peuvent partir, ils essaient d'aller au nord aussi vite que possible, vers des villes plus grandes comme Madrid ou Barcelone, ou vers la France et le reste de l'Europe.

Dina Demrdash et Shaimaa Khalil: "British, Female and Muslim" diffusé à la BBC. À la suite du vote du Brexit au Royaume-Uni, des rapports ont averti que les femmes musulmanes sont la cible numéro 1 des attaques de haine. Dans ce documentaire, deux journalistes de la BBC (journaliste Shaimaa Khalil et productrice Dina Demrdash), issus de la communauté musulmane britannique, ont parlé à des femmes d'âges et de milieux différents et ont apporté au public des histoires et des témoignages forts sur ce que c'est être une femme musulmane dans la Grande-Bretagne d'aujourd'hui. Le reportage a été diffusé sur les chaînes de télévision et de radio nationales de la BBC et sur BBC World TV, et a reçu des éloges massifs pour avoir apporté à l'audience quelques voix rares de femmes musulmanes de tous les jours. Il a eu un impact tout aussi important sur les médias sociaux et les points de vente en ligne, avec près de 1,5 million de vues sur Facebook seul.

Source de l'article Fondation Anna Lindh